

Partie III
Rien ne semble réglé dans cette affaire. Les temps de téléchargement ne nous ont pas, pour l’instant, déterminé un coupable ni les tests de pulvérisation.
Le fait qu’il faut être à bout portant pour que ces gouttelettes, dans les circonstances, puissent donner la mort, nous a amenés à considérer d’autres possibilités dans la manière de l’utilisation de ce poison. Ce qui nous a fait découvrir un gobelet de café, qui après analyse, contenait cette mort diluée. Dans une boisson chaude, c’est très stable et complètement inodore, monsieur Lemon n’aurait pu le détecter.
Il en restait bien assez pour tuer une autre personne. Ce gobelet a été trouver dans la salle des terminaux en face du bureau de monsieur Lemon, simplement abandonné dans une poubelle.
On peut supposer que le café a été offert par l’assassin à monsieur Lemon, ou bien que le poison eût été ajouté au café de monsieur Lemon à son insu. Par la suite l’assassin aurait déplacé le gobelet dans la poubelle. Ce qui sans aucun doute nous écarte de la thèse d’un suicide et nous porte à croire que le meurtre était prémédité.
Donc, monsieur Lemon aurait été empoisonné par ce liquide. C’est aussi la conclusion du coroner.
Il faut absolument étudier davantage la scène du crime. Tout d’abord si on considère, monsieur Lemon assis dans son fauteuil, cela nous porte maintenant à croire que monsieur Lemon se sentant vacillant, se serait assis par lui-même. Il n’aura pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait vraiment. Les symptômes induits par ce tueur sont assez simples : inconfort général dans les dix secondes après le contact respiratoire ou par ingestion, cet inconfort dure environ une à deux minutes, puis la mort, quand la concentration est suffisante. C’est donc très bref.
Comme monsieur Lemon ne portait pas de gants nous pourrons prélever ses empreintes sur le gobelet de manière a confirmer qu’il s’agit bien de celui qui est à l’origine de l’empoisonnement.
Il faut confier une tâche à nos meilleurs agents, afin d’en savoir plus sur la provenance de ce poison et sur le lien entre ces suspects et monsieur Lemon.
Nous disposons de seulement 3 agents et au moins cinq personnes dont il faut retracer l’historique. Le territoire n’est peut-être pas énorme à couvrir, mais il y aura beaucoup de questions à poser.
Un bon travail d’enquêteur se fait en personne, il n’y a que sur le terrain qu’on peut comprendre là où est passé le coupable. Et le temps compte avant que les souvenirs s’envolent.
Sans avancement de l’enquête, les suspects pourraient être relâchés sous cautions.
Comme nous avons affaire à des suspects, fort probablement, spécialistes dans le piratage informatique, les enquêteurs utiliseront un moyen de communication indépendant du réseau cellulaire. Ce système comporte des émetteurs récepteurs qui peuvent couvrir une superficie de 3 millions de mètres carrés. Il faut ce qu’il faut !
Voici un plan de la ville

Voici ce que nous allons faire, calculer la distance maximale à laquelle les agents peuvent s’éloigner l’un de l’autre sans perdre la communication entre eux.
À vous de jouer !
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