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3 avril 2023
Dans un monde où la quantité d’information explose, où il est souvent difficile de distinguer le vrai du faux, des connaissances en mathématiques peuvent souvent vous tirer d’affaire.
Qu’est-ce que les mathématiques pour moi ? Pourquoi devons-nous apprendre des mathématiques au secondaire ? À quoi cela va me servir ? Tant de questions légitimes auxquelles je vais tenter de répondre.
On peut voir cela au plus simple : l’effort d’apprendre les mathématiques comme un effort pour le cerveau, un exercice au même titre que les redressements assis le sont pour les abdos. Certains, ajouteront que je puis faire d’autres exercices pour mon cerveau sans faire des maths. Le cerveau étant bien complexe comme notre corps, et comme les redressements assis ne feront rien aux biceps, il n’y a rien comme les maths pour développer des stratégies de résolution de problèmes, développer un sens critique face aux multitudes de nombres dont l’actualité peut nous inonder.
Pour certains, les maths seront un jeu de logique et ils s’amuseront toute leur vie. Alors que pour d’autres ce sera l’enfer d’être confronté à un sentiment d’incompétence au quotidien. Il faut dire que l’apprentissage des mathématiques, c’est apprendre à utiliser un grand ensemble de concept conjointement, si bien que lorsqu’il nous manque même une simple information, on peut se retrouver dans une impasse. Quand on connait les règles mathématiques, c’est possible, sinon c’est impossible.
Donc les maths fortifieront aussi votre mémoire.
Même si nous ne pouvons pas tous ressembler à Arnold Schwarzenegger ni à Albert Einstein, nous pouvons réussir autant nos maths du secondaire que tous les autres apprentissages au programme du secondaire.
Et si c’était sans effort, il n’y aurait aucune transformation du cerveau, donc aucune amélioration de nos performances intellectuelles. Comme le sédentaire ne peut aspirer à une bonne condition physique, celui qui ne se bas pas pour l’apprentissage des maths au secondaire risque fort de conserver ses faiblesses en abstraction, en logique, en calcul, en résolutions de problème, en interprétation des statistiques, en perception 3D, en compréhension des probabilités et j’en passe.
On doit voir le programme des maths du secondaire comme un minimum, une base pour se débrouiller dans la vie.
« Dans 5 ans et même avant j’aurais tout oublié. » Et c’est probablement vrai. Malheureusement, c’est comme la condition physique, cela demande d’être entretenu. Mais, il restera un aspect fondamental que l’apprentissage des maths m’aura procuré et c’est la capacité d’adaptation, la capacité d’apprendre et la capacité de comprendre de nouveaux concepts, qui elles, ne disparaitront pas aussi rapidement.
On pourrait se poser la question autrement, pourquoi avons-nous inventé les maths ? De par la grande curiosité de l’humain, trouver un langage qui explique tout ce qui nous entoure à de quoi le rassurer.
Il y a quelques années, donc si peu de temps à l’échelle de l’histoire de l’humanité, Benoît Mandelbrot a réussi à expliquer comment traduire l’ensemble de la nature observable, par le développement des dimensions fractales. Nous sommes tous de dimension fractale. De simples formules mathématiques réitérées parviennent à faire de nous des êtres complexes et uniques. Bon, la dimension fractale n’est pas au programme du secondaire, mais je sens le besoin d’en parler chaque fois que je m’en donne l’occasion, car pour moi c’est le plus grand avancement des mathématiques du vingtième siècle.
Pourquoi hipimath ? Créer son propre emploi a bien sûr quelques attraits, partager ses connaissances a quelque chose de valorisant, mais relever le défi de faire comprendre les maths, ça c’est stimulant.
J’ai fait un voyage en Équateur, en décembre dernier. Là-bas, le nouveau gouvernement a décidé, de faire payer les uniformes par les familles, alors qu’auparavant c’était payé par l’état. J’étais vraiment désolé d’apprendre, que cela a eu comme conséquence, que plusieurs familles, à travers le pays, ont préféré garder les enfants à la maison, n’ayant pas l’argent pour payer les uniformes. Du même coup les enfants, en travaillant avec leurs parents, aident leur famille à survivre. Mais qu’advient-il du développement du potentiel de chacun.
Bien que l’instruction soit parfois mal aimée, elle est souvent associé à la liberté de pouvoir choisir son avenir, d’obtenir de meilleures perspectives d’emploi, mais surtout, être des citoyens en mesure de s’exprimer, en termes de leurs valeurs et de leurs idées. Alors que l’ignorance rend vulnérable, la connaissance permet, de se tirer d’affaire.
Donc, si le défi hipimath est réussi au Québec, je voudrais bien tenter dans les pays en voie de développement, de leur offrir les maths, pour favoriser justement leur développement.
Je suis persuadé qu’une société libre, est une société qui connait. Je ne voudrais pas que la connaissance soit réservée à l’élite. Nous avons tous une part de responsabilité dans le respect du savoir, nous avons tous besoin, de pouvoir départager le vrai du faux.
Donnons-nous la chance de savoir de quoi nous sommes capables, et surtout si cela veut dire faire des efforts, découvrir la force qui est en nous. Un diplôme d’études secondaires ce n’est pas rien, nous devons tous être fier de réussir notre secondaire.
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